Chronique de décembre 2020 : Derrière chaque peur se cache un désir

Décembre 2020

Nous avons peur, nous avons toujours eu des peurs et en aurons peut-être jusqu’à notre dernier soupir.

Comment vivons-nous avec nos peurs inconscientes ou conscientes ? 

Amies ou ennemies, quelles sont les relations que nous entretenons avec nos peurs ?

Dès notre naissance, nous avons peur sans en avoir conscience. 

Peur de ne pas pouvoir respirer, manger, dormir. Des peurs primaires qui touchent notre survie.

Puis, nous prenons conscience des dangers et nous souffrons de tomber, d’avoir mal dans notre corps ou simplement de ne pas nous sentir à l’aise. Peu à peu, nous avons peur de ce qui nous a fait souffrir.

Nous découvrons sans arrêt de nouvelles douleurs physiques, émotionnelles, mentales ou existentielles et nos peurs se démultiplient. Nous avons également peur de ce que nous ne connaissons pas. Nous avons peur de ce que nous imaginons, de ce dont nous avons entendu parler, nous avons peur de la mort sans pouvoir nous la représenter.

Nous voulons les fuir ou les oublier.

En grandissant, nous promenons notre sac de peurs, des invisibles et des handicapantes.

Un jour, nous nous rendons compte que le sac est trop gros, trop lourd et qu’il nous empêche d’avancer. Nous ne savons pas comment l’abandonner ou le faire disparaitre. Personne ne nous explique comment le faire.

Il y a un mode d’emploi magique.

Imaginez ce gros sac et posez le à vos pieds. Il se peut que cela gigote un peu là-dedans. 

Certaines veulent se cacher, attrapez en une. Tirez et regardez la, en face.

A quoi ressemble-t-elle ?

La mienne ressemble à un petit animal à poils, elle bouge dans tous les sens mais elle semble elle-même apeurée. Je lui demande ce qu’elle a à me dire, de quoi a-t-elle besoin. Elle ne sait pas me répondre, j’ai juste envie de la réconforter et de la calmer. Je la prends dans mes bras et je la caresse doucement. Ses yeux s’apaisent et elle s’endort, puis disparait.

Je continue, un espèce de serpent bleu qui est immobile. Il me dit «  Moi, je ne veux rien, rien faire et surtout que rien ne change. J’essaie de tout bloquer dans ta vie. » Je lui propose de vivre dans un lieu seul et sans aucun changement, en dehors de ma vie. Il accepte et s’en va. Même si les peurs se matérialisent sous des formes variées, je les connais ou plutôt, je les reconnais. 

Je recommence une par une, je vais vider ce sac progressivement.

Amusez-vous.

Derrière chaque peur, il y a un désir, un besoin, un message ou une énigme à résoudre.

Et en cadeau, un conte de Noël.

Un conte 

Extrait du livre « Contes à guérir, contes à grandir » – Jacques Salomé – Editions Albin Michel, 1993 

Il était une fois, une seule fois, dans un des pays de notre monde, un homme que tous appelaient le Magicien des Peurs.

Ce qu’il faut savoir, avant d’en dire plus, c’est que toutes les femmes, tous les hommes et tous les enfants de ce pays étaient habités par des peurs innombrables.

Peurs très anciennes, venues du fond de l’humanité, quand les hommes ne connaissaient pas encore le rire, l’abandon, la confiance et l’amour.

Peurs plus récentes, issues de l’enfance de chacun, quand l’innocence d’un regard, l’étonnement d’une parole, l’émerveillement d’un geste ou l’épuisement d’un sourire se heurte à l’incompréhensible de la réalité.

Ce qui est sûr, c’est que chacun, dès qu’il entendait parler du Magicien des Peurs, n’hésitait pas à entreprendre un long voyage pour le rencontrer. Espérant ainsi pouvoir faire disparaître et supprimer les peurs qu’il ou elle portait dans son corps, dans sa tête ou qui simplement accompagnait sa vie. Nul ne savait comment se déroulait la rencontre. Il y avait chez ceux qui revenaient du voyage beaucoup de pudeur à partager ce qu’ils avaient vécu. Ce qui est certain, c’est que le voyage du retour était toujours plus long que celui de l’aller.

Un jour, un enfant révéla le secret du Magicien des Peurs. Mais ce qu’il en dit parut si simple, si incroyablement simple que personne ne le crut. Il est venu vers moi, raconta-t-il, m’a pris les deux mains dans les siennes et m’a chuchoté :

« Derrière chaque peur, il y a un désir. Il y a toujours un désir sous chaque peur aussi petite ou aussi terrifiante soit-elle ! Il y a toujours un désir, sache-le. »

Il avait sa bouche tout près de mon oreille et il sentait bon le pain d’épice , confirma l’enfant. Il m’a dit aussi :

« Nous passons notre vie à cacher nos désirs, c’est pour cela qu’il y a tant de peurs dans le monde. Mon unique travail et mon seul secret, c’est de permettre à chacun d’oser retrouver, d’oser entendre et d’oser respecter le désir qu’il y a en lui sous chacune de ses peurs. »

L’enfant, en racontant tout cela, sentait bien que personne ne le croyait. Et il se mit à douter à nouveau de ses propres désirs. Ce ne fut que bien des années plus tard qu’il retrouva la liberté de les entendre, de les accepter en lui, mais ceci est déjà une autre histoire.

Cependant, un jour, un homme décida de mettre le Magicien des Peurs en difficulté. Oui, il voulait lui faire vivre un échec. Il fit le voyage, vint auprès du Magicien des Peurs avec une peur qu’il énonça ainsi : « J’ai peur de mes désirs ! »

Le Magicien des Peurs lui demanda :

– Peux-tu me dire le désir le plus terrifiant qu’il y a en toi ?

– J’ai le désir de ne jamais mourir, murmura l’homme.

– En effet, c’est un désir terrible et fantastique que tu as là. Puis après un long silence, le Magicien des peurs suggéra : « Et quelle est la peur qu’il y a en toi, derrière ce désir ? Car derrière chaque désir, il y a aussi une peur qui s’abrite et parfois même plusieurs peurs. »

L’homme répondit d’un seul trait :

– J’ai peur de ne pas avoir le temps de vivre toute ma vie.

– Et quel est le désir de cette peur ?

– Je voudrais vivre chaque instant de ma vie de la façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse, sans rien gaspiller.

– Voilà donc ton désir le plus redoutable, murmura le Magicien des peurs. Écoute-moi bien : Prends soin de ce désir, c’est un désir précieux, unique. Vivre chaque instant de sa vie de la façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse… sans rien gaspiller, c’est un très beau désir. Si tu lui fais une place réelle en toi, tu ne craindras plus de mourir. Vas, tu peux rentrer chez toi.

Alors, chacun d’entre nous peut devenir le magicien de ses peurs?

Bien sûr, c’est possible, si chacun s’emploie à découvrir le désir qu’il y a en lui, sous chacune de ses peurs !

Oui, chacun de nous peut oser découvrir, dire ou proposer ses désirs. A la seule condition d’accepter que tous nos désirs ne soient pas comblés. Chacun doit apprendre la différence entre un désir et sa réalisation…

Alors, tous les désirs ne peuvent se réaliser, même si on le désire ?

Non, tous les désirs ne peuvent se réaliser, seulement certains. Et nul ne sait à l’avance lequel de ses désirs sera seulement entendu, lequel sera comblé, lequel sera rejeté, lequel sera agrandi jusqu’au rire des étoiles !

C’est cela, le grand secret de la vie. D’être imprévisible, jamais asservie et, en même temps, immensément ouverte et généreuse face aux désirs des humains. Car il y a des désirs qui ont besoin de rester à l’état de désir pour s’accomplir pleinement.

Des rumeurs disent que le Magicien des Peurs pourrait passer un jour dans notre pays…

Chronique Novembre 2020: Le deuxième confinement est différent !

Le premier confinement a pris la plupart des personnes au dépourvu, comme toute première fois. Avancer dans l’inconnu déclenche nos peurs les plus primitives.

Ce deuxième confinenemt attendu et redouté par certains nous montre que les conditions sont différentes : écoles ouvertes, télétravail généralisé dans certaines branches professionnelles et aucun changement dans d’autres et des dérogations possibles dans de nombreux cas.

Certains ont peur de ce nouveau confinement car ils ont mal vécu le premier, ils se souviennent de la difficulté à stopper toute activité de vie sociale, familiale et professionnelle pour certains.

Certains, à l’opposé ont envie d’un nouveau confinement mais ils ne retrouvent pas les éléments du précédent, le silence, le chant des oiseaux au printemps etc.

Nous sommes en novembre, nous ne sommes pas en mars, au début du printemps. Le froid arrive, la lumière baisse et ce passage vers l’hiver peut être douloureux pour certains.

Que faire ? 

  • – Tirer les leçons de votre premier confinement : 
  • qu’avez-vous aimé 
  • et qu’avez-vous détesté ?
  • – Reproduire les éléménts ou moments agréables du premier confinement et éviter de reproduire ce qui était déplaisant.
  • – Inventer de nouvelles solutions car il se peut que ce nouveau confinement soit différent en terme de lieu, de personnes présentes avec vous à votre domicile …
  • – Prener le temps d’appeler au téléphone pour parler avec les personnes agées ou malades de votre entourage.
  • – Plus que jamais, trouver un ou plusieurs émotions positives dans la journée. Par exemple, la couleur des feuilles des arbres, la lune, les étoiles, une bougie allumée, une bonne musique, un bon film …
  • – Mettre de la lenteur et de la douceur dans notre vie et dans notre manière de se parler à soi-même.

Le sommeil est notre allié, apprivoisez-le !

La phase de réveil correspond à notre phase d’activité et la phase de sommeil correspond à une période très complexe de récupération de l’organisme, au niveau physique et également psychologique.

J’ai le sentiment d’exister et de contrôler ma vie.

La phase éveil  :

  • – mouvements
  • – pensées
  • – émotions
  • – relations
  • – sensations
  • – communication

Je n’ai plus de sentiments ou de contrôle, je m’abandonne.éaa

La phase de sommeil  :

  • – corps au repos
  • – activités automatiques de récupération du corps et du cerveau. 
  • La phase de rêve est une phase paradoxale c’est-à-dire qu’en même temps, le tonus du corps est au plus bas alors que l’activité du cerveau est au plus haut. Cette phase n’est pas liée au fait de se souvenir ou pas de ses rêves. Elle existe plusieurs fois lors de chaque nuit de sommeil.
  • Pour faciliter le sommeil, il convient de faire en fin de journée :
  • – le bilan de la journée passée et d’organiser la journée suivante.
  • – un repas léger et une boisson chaude, pris le plus tôt possible (18-19H max)
  • – une douche avant d’aller se coucher avec la sensation d’être propre et de sentir bon.
  • – un lit confortable avec un sur-matelas moelleux ou une couette sous le drap housse pour avoir la sensation de moelleux qui permet un meilleur relâchement musculaire.
  • – une couette ou un drap et des couvertures moyenement lourdes pour avoir la sensation d’être enveloppé et protégé. ( linge de lit en coton naturel et biologique de couleur clair, blanc)
  • – une chambre propre sans poussière, ni aucun appareil électrique. (téléphone, tv, box, ou autre) décorée dans des tons clairs et doux, bien aéré, plutôt frais.
  • – un bon livre ou une bd, qui permettent de couper avec le réel de la journée. Un moment de lecture en étant le plus concentré possible pour fatiguer l’attention.
  • – une position confortable pour dormir avec des coussins pour caler vos bras, vos jambes afin de pouvoir totalement vous relâcher et soupirer avant de vous endormir.
  • – un masque pour les yeux si besoin, des bouchons d’oreille si besoin également pour un confort maximal.

Petit à petit, vous allez trouver ce qui vous convient et adapter ces indications de manière personnelle. 

Une nuit de sommeil vraiment réparatrice améliore l’humeur et les performances de la journée.

Il y a la vie qui reprend, une autre vie à décrypter.

Chronique post-confinement mai 2020

En France, nous avons été confinés de mi-mars à mi-mai. Deux mois d’une autre vie qui s’est ajustée de jours en jours.

Nous étions tous arrivés à un rythme de croisière, éreintant pour certains et idylliques pour d’autres. Des habitudes s’étaient déjà prises et elles doivent être à nouveau balayées.

Le rythme de la nature, des arbres et des plantations lui n’a pas changé, les oiseaux et les autres animaux ont repris possession des lieux jusqu’à ce que nous reprenions nos mouvements et nos activités.

Le grand moment est arrivé, depuis cinq jours, nous sommes ressortis gantés et masqués, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou pas du tout.

Certains ont peur et continuent de regarder les informations, le nombre de morts et les recherches sur le fameux virus.

D’autres, prudents font un minimum de mouvements et télétravaillent.

Tous sont soulagés, toutefois de ne plus avoir à signer leur attestation de sortie. Les déplacements sont encore bien réduits mais nous devons penser que c’est pour la bonne cause.

Dans quel état psychologique sommes-nous réellement ?

Nous imaginions pendant le confinement ce que serait l’après, aujourd’hui, nous le vivons.

Je viens de recevoir une boite de magnets sur les émotions, un outil de psychologie positives. Elles sont toutes, là écrites afin que je puisse mettre des noms sur celles qui s’agitent à l’intérieur de moi. 

Quelle bonne inspiration, ai-je eu de me doter d’un tel outil car aujour’hui à J+5, je ressens un chaos émotionnel inconnu, nouveau.

Je cherche dans les mots des magnets ce qui pourrait décrire cet état d’âme :

– agitée.

Oui mais positivement, comme le tumulte de l’énergie dans les vagues qui claquent contre les rochers et le sable, dans le souffle de l’air océanique. Force et vastitude.

– forte.

Une énergie neuve et puisante qui arrive par vagues et me laisse sans voix.

– joyeuse, excitée et optimiste.

Que vais-je faire de ces vagues puissantes d’énergies nouvelles et inconnues ? Passée la première peur du chaos, je me plais à vivre cet état et à rêver à des réalisations sublimes.

– capable.

Je l’espère.

– frustrée.

Pour l’instant, je ne sais pas quoi faire de tout cela. J’ai d’abord eu peur de cet état, j’ai trouvé ces cartes et j’ai fait cet exercice. Je me sens bien et je ne sais pas ce que je vais en faire. Je dois aller à mes obligations et j’ai peur de perdre le fil de cette énergie. Je décide de visualiser des vagues océaniques fortes et puissantes, avec de l’écume et de l’eau qui vole, un ciel dégradé de gris, un peu de vent doux et un horizon immense.

Voilà, ma matinée de réflexion post-confinement comme une arrivée dans un nouveau pays. Excitée de tout explorer et frustrée de ne pas savoir par où commencer.

APRÈS LE CONFINEMENT

En France, nous sommes confinés depuis mi-mars. Ce mot de confinement a de multiples significations. De l’arrêt totale de toute activité professionnelle, sociale, familiale et personnelle à une suractivité professionnelle, sociale, familiale ou personnelle. Tous les cas de figures existent.

Chacun est peut-être encore trop dans ce confinement pour analyser et mettre en lumière ce qui est en train de se vivre.
Pourtant, nous pensons, imaginons, attendons ou craignons l’après-confinement. Ou tout en même temps.

Au delà du confinement, il y a aussi la raison de ce confinement et la prise de pouvoir justifiée des autorités politiques sur nos vies. J’avais par moment l’impression de retrouver de très anciens souvenirs de mon enfance où je demandais de sortir et d’aller gambader dehors et où mes parents me l’interdisaient. A d’autres moments, j’étais dans les états adolescents où je me prenais à rêver une vie fantastique et utopique. Les moments d’age adulte revenaient nourris des obligations sociales ou professionnelles, de l’attestation à remplir pour mettre le nez dehors, des chiffres sur l’écran de mon ordinateur décomptant les morts, des proches à rassurer et à prendre soin. Et la réalité du monde d’aujourd’hui revenait avec les querelles des politiques et des experts, pour la plupart des hommes qui décident de nos vies. De la fragilité des femmes et des enfants, dans la violence des familles confinées ensemble. Des appels au secours et ma profonde tristesse d’assister à cela sans avoir beaucoup de capacité à changer quoi que ce soit.

En ces moments de grande insécurité, la psychologue que je suis rassure, explique et rationalise ce que les personnes ressentent. Mes consultations se sont faites et continuent à se vivre au téléphone et par visioconférence. Après quelques réticiences, certains apprécient ce nouveau mode de relation thérapeutique. Les enfants s’adaptent aussi à cela avec beaucoup de sérieux.

Et lors de l’après-confinement, nous allons devoir être résilients.Nous allons devoir faire l’état des lieux psychologique des impacts de cette épidémie mondiale et de nos changements de vie subis. Les pertes humaines ou matérielles sont réelles pour beaucoup.

Comment se donner toutes les chances de se remettre de ce profond traumatisme ?

1. Accepter de reconnaitre que nous avons vécu un traumatisme et des moments inconnus, imprévisibles et sidérants.
2. Reconnaitre toute la gamme d’émotions que cela nous a permis de retrouver.
3. Ecouter notre état intérieur et s’adapter à cette nouvelle période en intégrant les leçons du passé.
4. Adapter tous les domaines de notre vie à l’essentiel que nous avons trouvé ou retrouvé. Pour chacun, cela peut être différent et pour le collectif, nous avons retrouvé les valeurs de la proximité, de l’entraide, du dévouement, de la santé et de la force du collectif.
5. Faire des choix réfléchis de changement durable dans nos vies pour notre bien être, celui de nos proches, et pour tous les domaines de nos vies
6. Retrouver la joie et l’humour, la motivation et l’espoir de créer un monde meilleur.
7. Respirez, le présent est le seul moment qui existe.
8. Dire merci à la vie.

Se réinventer

Petite histoire de la résilience

Le 27 mars 2020, nous sommes en période de confinement en réseau de l’épidémie mondiale du Covid-19.

Le contexte nous donne une situation d’expérimentation particulièrement intéressante car tous les ingrédients d’un stress maximal sont rassemblés :

– Notre vie a changé du jour au lendemain, sans que nous en ayons le choix.

– Nous avons été propulsé dans un mode de vie inconnu.

– Nous avons pu réagir par de la panique et de la sidération ou inversement de la sidération et de la panique.

– Cette situation a réveillé nos plus anciens chagrins, nos plus anciennes blessures et nos pires souvenirs. 

– Nous pouvons accepter de les voir, revoir et rencontrer à nouveau ou nous pouvons créer une porte blindée pour pouvoir dire et écrire “Tout va bien”.

– Faire face, malgré les peurs, les blessures, les souvenirs douloureux parce que la porte blindée ne suffit pas.

– Faire face parce qu’ils sont là, en face de nous et ils ont besoin d’être libérés de notre passé.

– Dormir suffisamment, respirer, manger sainement, lire et écrire.

– Faire du yoga, de la tensegrity et du chi-kong.

– Marcher une heure dans la joie intense de cette libération temporaire.

– Redecouvrir la rue, les lieux et l’environnement vides d’humains et de pollution.

– Respirer encore car maintenant l’air est pur, marcher et respirer, le plus vite possible pendant cette heure de liberté journalière.

– Epuiser le corps, l’animal qui a besoin d’action et d’espace.

– Se sentir brutalement bien, sans raison et observer le calme intérieur, la douceur et la paix.

– Sourire à cette rencontre improbable.

– Etre bien et l’accepter.

– Respirer amplement et oublier l’avant et l’après.

– Etre là dans le moment et apprécier.

– Laisser venir les nouvelles idées, les nouvelles envies et les nouvelles folies.

– Rire de rien ou rire de tout, danser avec le casque et la musique à fond, lire un livre entier, boire un jus fraichement pressé, partager un café par skype, papoter avec une amie, faire l’amour par téléphone.

– Se ré inventer, se découvrir comme une nouvelle personne et continuer à avancer.

– Vivre intensément, comme jamais.

RÊVER SA VIE RÊVER SA JOURNÉE

Depuis mon enfance, je poursuis un rêve, savoir comment je percevrais les choses si mon cerveau fonctionnait à 100°/°.

Je me suis plongée dans les livres et dans les expérimentations humaines, pour étudier et vivre une partie de ce que nous savions déjà, et une partie que la vie me faisait découvrir.

La notion de rêve reste une des possibilités de notre cerveau, les plus vécue de manière inconsciente, chaque nuit et des moins connue, car non- consciente et non-maitrisée.

Depuis les temps les plus anciens, les chercheurs ont tenté de se souvenir, de décrypter, d’analyser, de contrôler et de modifier leurs rêves. Dans les traditions bouddhistes et chamaniques, j’ai pu lire des écrits et des techniques qui demandent beaucoup de temps et d’effort. J’en ai pratiqué certaines qui m’ont demandé plus de 15 ans d’efforts journaliers pour arriver au résultat escompté.

Dans les temps modernes également, ces études ont été reprises et modernisées.

Aujourd’hui, nous avons envie que, en moins de 3 minutes de lecture ou de vidéo, nous ayons quelque chose qui attire suffisamment d’attention, d’intérêt intellectuel et d’émotions. Sinon, nous passons à autre chose.

Dans notre vie, nous pouvons rêver notre vie d’une manière simple, voici la mienne :

Chaque fin de journée, je regarde mon agenda ou simplement je me refais le film de ma journée. Je revis et je trie ce qui a été agréable ou pas, ce que j’ai envie de garder ou pas, … Je fais un ménage des expériences vécues et ressenties. 

Puis, je prépare la journée suivante. Je prends mon agenda, s’il s’agit d’une journée de travail où je note tous mes rendez-vous et je m’imagine le déroulement, le film de ma journée, afin qu’elle soit fluide et que je me sente satisfaite en fin de journée.

Si j’ai besoin d’organiser ou de décaler des activités que je n’ai plus envie de faire ou de vivre, je les annule ou les décale, en prévenant les personnes. Puis, je me refais le film jusqu’à ce que j’aie envie de la vivre cette journée suivante. Une fois que je suis arrivée à créer cette envie-là. 

Je clos l’exercice et je m’abandonne à mes activités de soirées.

Satisfaite et tranquillisée. Disponible.

Je remercie la vie et je suis prête pour tout ce qu’elle va m’offrir.

Bibliographie :

Sigmund Freud « l’interprétation des rêves »  1900

Carl Jung «l’analyse des rêves » 1923

Charlie Morley « rêves d’éveil –rêves lucides et pleine conscience dans le rêve et le sommeil » 2010

3 Conseils pour être heureux

3 CONSEILS et SUGGESTIONS POUR UN ETE HEUREUX

RIRE

Forcez vous un peu à rire et puis c’est parti ! Riez pour rien ou pour tout !

Lisez des livres humoristiques et riez !

Écoutez des blagues.

Prévoyez une soirée blagues où chacun doit amener des blagues et les raconter, à tour de rôle toute la soirée. Aucun autre sujet n’est autorisé.

Faites des grimaces devant votre miroir ou prenez vous en photo.

Imaginez une journée blagues dans votre ville, j’imagine souvent cela lorsque je suis à Paris et dans le métro. D’ailleurs, souvent j’éclate de rire !

S’EMERVEILLER

Allez vers le beau, le merveilleux.

Écoutez de la bonne musique.

Goutez de bons plats.

Lisez de bons livres.

Allez au cinéma voir un beau film.

Visitez un beau musée.

Faites une activité qui vous met en extase, qui vous fait perdre la notion du temps.

Si vous n’avez pas d’idée, demandez autour de vous, ce que vos proches ont vécu de merveilleux ces derniers temps ou cherchez ce qui existe autour de vous sur internet, en vous promenant …

Flânez et perdez vous, même dans votre propre lieu de résidence.

DECOUVRIR

Changez de route ou d’itinéraires.

Cassez vos habitudes.

Faites les choses à l’envers ou autrement.

Surprenez vous.

Mettez du nouveau dans votre vie.

ENFIN

Notez vos moments de rire, de beau et vos découvertes. Photographiez ou filmez.

Faites un collage pour garder en mémoire tout ce que vous avez vécu et que cela vous incite à rester en mouvement.

Télévision et autres objets numériques

J’ai une télévision dans ma tête !

Pourquoi un écran de télévision, de téléphone ou d’ordinateur peut nous fasciner au point d’en oublier le temps, nos obligations voire nos besoins naturels ?

Parce que nous avons à l’intérieur de nous, cette télévision qui nous montre des images, qui nous fait des discours, qui suscite des émotions et qui veut à tout prix, attirer totalement notre attention.

Par exemple, écoutons nos pensées et demandons-nous ce qu’elles sont en train de nous raconter ? Cette simple question et cette posture d’introspection nous amène à distinguer notre télévision intérieure, du spectateur qui regarde cette télévision c’est-à-dire ce que je nomme « nous ».

Ensuite, la deuxième gymnastique mentale à faire et de regarder cette télévision, d’écouter et de ressentir en s’interrogeant, « est-ce vrai ? Est-ce que cela s’est déjà passé et est-ce que cela va se produire ? »

Une célèbre technique américaine d’exploration mentale et de guérison psychologique procède ainsi. Byron Katie a popularisé cette méthode simple de confrontation de notre dialogue intérieur aux questions simples. Dans l’antiquité déjà, des principes philosophiques de Socrate proposent une épreuve en trois étapes, les trois passoires à toute affirmation émise par une personne. Socrate nomme cela les trois filtres. Le premier est celui de la vérité, est-ce que c’est vrai ?

Le second est celui de la bonté, est-ce que c’est bon, est-ce que c’est quelque chose de bien ?

Le troisième filtre est celui de l’utilité, est-ce utile de penser, éprouver ou ressentir cela ?

Cette gymnastique mentale, car il s’agit bien de mettre en mouvement ce qui se passe à l’intérieur de nous, amène plusieurs avantages :

  • L’obligation de ralentir et de se poser pour faire cette introspection
  • D’écouter nos pensées, de prendre conscience de nos émotions et d’identifier nos ressentis physiques
  • De les analyser, de s’interroger et de les passer à l’épreuve de la réalité
  • De pouvoir transformer ce qui se passe à l’intérieur de nous, naturellement, sans effort.

Le discours n’a aucune utilité dans ce genre d’activité, seul le vécu parle. 

A vous de faire des expériences et d’avancer sur ce chemin.

Merci.

Références : 

Byron Katie « The Work »

Socrate Les trois passoires

Consulter un psychologue

CONSULTER UN OU UNE PSYCHOLOGUE, A QUOI ÇA SERT ?

Suivant l’âge de mon consultant, je prends le temps d’expliquer les règles du jeu d’une séances et également en quoi, je peux vous être utile.

Je me sers d’images en partant de situations connues par mes consultants ou consultantes. 

Pour les enfants, je leur demande s’ils sont déjà allés chez un médecin. Ils me répondent effectivement « oui ». Je leur explique que le médecin s’occupe de leur corps et je leur demande de toucher leur corps. Le psychologue lui s’occupe de se qui se passe à l’intérieur, que nous ne pouvons pas toucher, les émotions, les sensations, les sentiments, les rêves et les cauchemars etc.

Pour les adolescents, j’explique les règles de manière détaillée en insistant sur le fait que le contenu des rendez-vous n’appartient qu’à eux et que je ne parlerai pas à leurs parents hors de leur présence et jamais, du contenu des séances. Ce n’est souvent qu’au bout de quelques séances, qu’un adolescent se livre vraiment, une fois que la confiance a pu s’établir.

Pour les adultes enfin, je demande ce qui a motivé la prise de rendez-vous et quelles sont leurs attentes. S’ils ont déjà rencontré un psychologue, un psychothérapeute ou un psychiatre, je leur explique les différences d’études et de pratiques, donc d’indications. J’écoute tout ce que la personne a à dire et l’aide à faire le point sur le passé afin de mieux comprendre ce qu’elle a vécu. L’image utilisée, ici est que je suis comme un deuxième cerveau que je mets à leur disposition. Ensuite, nous définissons des axes de travail, comme l’axe de la confiance en soi et des repères d’améliorations. Par exemple, lorsque la personne pourra faire ce qu’elle n’arrive pas à faire, elle pourra se rendre compte de ses progrès acquis grâce à la thérapie. Nous définissons un rythme de séances, modifiable à tout moment. Je veille à expliquer en quoi la séance va permettre à la personne de sortir de l’ornière psychologique dans laquelle elle était et comment je vais rester disponible et engagée avec elle dans sa thérapie. Il est essentiel que le ou la psychologique fasse ressentir son engagement dans le travail personnel de son ou sa consultante. 

De manière générale, lors du début des consultations, je demande pourquoi la personne est venue lors du premier rendez-vous et quelles sont les améliorations déjà constatées. 

Nous sommes obsédés par ce qui ne va pas, par contre, nous oublions très rapidement ce qui va bien et est réglé. 

Le ou la psychologue œuvre dans ce sens, permettre cette prise de conscience des améliorations et du travail effectué dans le sens défini lors du premier rendez-vous. Rendre visible le travail invisible encourage le ou la consultante à poursuivre les changements intérieurs et à se rendre compte de la direction qu’imprime le ou la thérapeute.

L’attitude de la psychologue positive est de verbaliser, motiver, guider et amener à comprendre le fonctionnement psychologique dans un cadre bienveillant. Ensuite, le ou la consultante est libre de décider de changer ou pas son fonctionnement psychologique.